27 mars 2008
QUELLE ERREUR !
Facture abusive : Julien Courbet à la rescousse
Il arrive quelquefois (rarement, heureusement) que les opérateurs téléphoniques commettent des erreurs de facturation...
Lorsqu'il s'agit d'un bug causant la perte de quelques dizaines d'euros, c'est souvent gérable, mais lorsque ça dépasse 11000 (onze mille) Euros, il faut disposer d'une équipe radio de RTL pour s'en sortir...
Le récit concerne une abonnée d'AOL qui a eu une douloureuse surprise en faisant le tri dans ses comptes...
Il a fallu se déplacer au siège et entrer en contact direct avec un membre de la direction pour que le cas soit étudié, malgré divers courriers et appels téléphoniques à la hotline n'ayant visiblement pas abouti...
Ecoutez l'émission ici (format MP3) :
http://www.freenews.fr26 mars 2008
Neuf Cegetel: lance un téléphone mobile intégrant la TNT.
Neuf
Cegetel lance le Twin TNT, le premier mobile GSM/WiFi intégrant un
récepteur TNT. Ce téléphone évolué permet de recevoir les chaînes
gratuites de la TNT. Il a été développé en partenariat avec le constructeur taïwanais Gigabyte Communications Inc, présent sous la marque GSmart.
Neuf Cegetel, pionnier de la convergence fixe mobile avec le lancement du Twin en mai 2006, devient aujourd’hui le premier opérateur à proposer de la télévision sur mobile en mode de réception TNT. Comme tous les terminaux de la gamme, le Twin TNT donne également accès en WiFi de façon illimitée à de nombreux services (téléphonie, TV, portail Twin, email, Internet, etc.).
Le Twin TNT est le premier téléphone PMP (Portable Media Player) intégrant un récepteur TNT. Il permet de regarder des vidéos, d’écouter de la musique et surtout de visionner les chaînes1 de la TNT dans de très bonnes conditions. En effet, grâce à la taille et à la définition de son écran VGA tactile (480*640 pixels - 2,6’’ - 260000 couleurs), le Twin TNT procure selon l’opérateur un confort visuel comparable à celui d’un téléviseur. Par ailleurs il propose toute la suite logicielle de Windows Mobile 6 Pro.
24 mars 2008
Un appel du mouvement contre la disparition du point-virgule.
Le point-virgule est en danger. Il a disparu des journaux. Il se fait rare dans les romans. Même le comité de défense du point-virgule est maintenant introuvable sur la toile. « Il a lui même disparu corps et bien, ce qui n’est pas bon signe », nous dit Sylvie Prioul, auteure de La Ponctuation ou l'art d'accommoder les textes, appelée à la rescousse.
Son diagnostic : l’absence de « ; » est, à Rue89 comme dans le reste de la presse, la terrible conséquence du raccourcissement des phrases, recommandé dans les rédactions. « La phrase courte signe l’arrêt du mort du point virgule », résume Sylvie Prioul qui voit se répandre une « ponctuation efficace » à son détriment.
Plus grave, le point-virgule intimide. « Les gens ne savent souvent pas l’utiliser. Il est un peu hybride entre le point et la virgule. Parfois plus près de la virgule. C’est qu’on appelait la virgule forte au XVIIIe siècle. Parfois il est plus proche du point et on le met quand on change d’idée. »
(Rappel pour les handicapés de la ponctuation: le point-virgule s’utilise avec deux membres distincts qu’on veut mettre en opposition ou en parallèle.)
D’aucun, à Rue89, se sont demandés si d’autres signes de ponctuation pourraient prendre sa place. Un retour du point d’ironie par exemple ? Sylvie Prioul est sceptique. « Il y a eu quelques essais dans les années 1960. L’interrobang venu des Etats-Unis et supposé exprimer l’étonnement et l’interrogation. Ca n’a pas pris. » Pas plus de succès pour les tentatives de point d’amour et de point d’acclamation poussées par Hervé Bazin dans son livre Plumons l'oiseau en 1966.
Alors où trouver les derniers points-virgules vivants ? Dans la presse. Sylvie Prioul, qui a passé en revue un numéro entier de L’Humanité pour n’en trouver qu’un (perdu dans un édito), conseille de fouiller les pages d’analyses des quotidiens. « Ce qui fait survivre le point virgule, ce sont les tribunes, les pages rebonds, ce qui est un peu long. »
Une larme de binette
Et en littérature ? Peut-on encore espérer en croiser quand Annie
Ernaux dans son dernier bouquin balance des souvenirs sur des pages
sans majuscules ni points ?
On rencontrera le point-virgule avec
plus de chance chez les auteurs du XIX siècle -Victor Hugo, Flaubert-
qui en sèment à longueur de pages. Plus récemment, Houellebecq
l’utilise en toute simplicité. « Il n’arrivait plus à se souvenir de sa
dernière érection ; il attendait l’orage. »
Faute de mieux, restera toujours le Journal Officiel qui en utilise à foison pour ses énumérations. Autre utilisation technique de la ponctuation, les programmateurs informatiques en utilisent aussi à loisir pour les séparations. Dernière étape avant qu'il ne soit plus qu'une larme de binette.
On en a profité pour demander à Sylvie Prioul d’inspecter nos allées. Comme beaucoup de sites, à l'écouter, Rue89 malmène la typographie. « Les guillemets français ont disparu et sont remplacés par des horribles guillemets machine. » Adieu les espaces avant les points d’interrogation et d’exclamation. « Toutes les ponctuations qui doivent être séparées sont collées à l’anglo-saxonne. » On n’a guère le choix, en raison de la difficulté de créer des espaces insécables, les signes de ponctuation pourraient se retrouver seuls à la ligne. « Ça me choque moins une ponctuation collée qu’une ponctuation qui se promène. » Avec l'aide des maniaques de l'équipe, nous avons tenté de rendre cet article conforme au code typographique.
Puis s’ajoute la créativité des internautes qui, dans leurs commentaires, peuvent avoir la main lourde en points d’exclamation et de suspension. « Ils adorent les points d’exclamation pour montrer leur enthousiasme ou leur désespoir », nous dit encore Sylvie Prioul. N'hésitez pas cette fois à nous envoyer vos plus beaux points-vigules.
Par Guillemette Faure (Rue89)
Les gendarmes amplifient les cyberpatrouilles.
Alors que le deuxième Forum international sur la cybercriminalité réunit cette semaine 700 experts mondiaux à Marcq-en-Baroeul (Nord), les gendarmes dévoilent leurs dernières filatures virtuelles sur internet.
«En retournant chaque jour cette gigantesque botte de foin, nous tombons sur une infinité d'aiguilles…» : à en croire le commandant Alain Permingeat, un des responsables de la Division de lutte contre la cybercriminalité qui a vu le jour en 1995, les traques menées sur internet ont pris une ampleur inédite. Selon un dernier bilan porté à la connaissance du Figaro, pas moins de 660 affaires criminelles ont été débusquées en 2007 par les gendarmes sur la Toile. Outre 460 procédures de pédophilie, dont deux ont impliqué à elles seules 230 personnes lors de l'Opération «Arc en ciel» en novembre dernier, les patrouilleurs du web ont mis au jour un invraisemblable panel de délits n'ayant rien de virtuel. Au total, 200 dossiers récents démontrent que les voyous du net frappent désormais tous azimuts.
500 euros le point de permis !
S'adaptant aux dernières tendances, les trafics de permis à points sont ainsi en pleine explosion. «Nombre de particuliers, n'ayant plus besoin de leurs voitures parce qu'ils s'expatrient en Afrique ou dans les Dom-Tom, tentent de négocient leurs points à des automobilistes en ayant cruellement besoin pour continuer à travailler», explique un cybergendarme. Sur internet, la valeur marchande du point a franchit la barre des 500 euros et une vingtaine de filières de ventes illégales ont été démantelées en 2007 ! Ces trafics ont pris une telle ampleur que le ministère de l'Intérieur devrait décider de pénaliser lourdement l'infraction… Outre les escroqueries, les faux casinos en ligne ou encore les incitations à la haine raciale, les cybergendarmes ont aussi démantelé des trafics internationaux d'animaux protégés par la Convention de Washington, dont cette récente foire sauvage à la tortue australe proposée à 500 euros pièce sur la toile.
Relayés par 170 militaires spécialisés en province, les dix-huit gendarmes «n'tech» basés au Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD) de Rosny-sous-Bois tombent sur quelques «pépites» au gré de leurs navigations virtuelles. Surfant sur des sites de vente par correspondance, ils ont découvert qu'un fou des armes mettait à l'encan une kalachnikov en parfait état de marche ou qu'un escroc tentait de marchander un curieux bouillon à base de plantes censé masquer les traces de cannabis dans les urines de candidats aux concours administratifs. Dans l'Ain, un étudiant de 20 ans a été interpellé après avoir diffusé à l'échelle mondiale d'explosives recettes de bombes artisanales. A son domicile, les militaires ont découvert de l'acétone, de l'acide chlorhydrique, des composants électroniques mais aussi une plantation de cannabis ainsi que des cigarettes de contrebande moldaves…
14 millions de foyers connectés à l'ADSL
Selon nos informations, les patrouilleurs du web adoptent depuis décembre dernier le système «Advestisearch», redoutable logiciel inventé par une société de la banlieue parisienne : en quelques clics, ce puissant moteur de recherche explore en profondeur les sites suspects et leurs pages cachées en recoupant des images de logos ou prenant en compte la sémantique de phrases entières. «Contrairement à un moteur de recherche classique, notre prototype donne une réponse immédiate tout en continuant à balayer internet pour dénicher à l'infini toute nouvelle infraction correspondant à la demande», précise le chef d'escadron Alain Permingeat.
Avec la percée du commerce en ligne et des connexions à internet haut débit, qui concernent aujourd'hui 14 millions de foyers, le nombre des victimes potentielles risque d'évoluer de manière singulière. L'année dernière, les gendarmes ont relevé pas moins de 6000 dossiers liés à des infractions sur le web, notamment des escroqueries à la carte bancaire piratée. Par ailleurs, plus de 2300 internautes ont sollicité dans le même temps les cybergendarmes pour retrouver des parents disparus, dénoncer des sites pornographiques parfaitement légaux mais choquant leur morale ou encore des messages électroniques incitant à la haîne raciale. Sans que les experts français ne puissent faire grand chose : les serveurs indésirables se retranchent souvent aux États-Unis…
http://www.lefigaro.fr
22 mars 2008
YOUTUBE AWARD.
Les internautes récompensent les meilleures vidéos publiées sur YouTube en 2007.
Pour la deuxième année consécutive, les YouTube Awards ont récompensé les meilleures vidéos publiées en 2007 sur le site de partage de vidéos en ligne. Pour chacune des douze catégories, les équipes de YouTube ont sélectionné dix films. Les internautes ont voté du 13 au 18 mars, avec comme résultat un palmarès varié et parfois surprenant.
Meilleure vidéo musicale
On adore ou on déteste Tay Zonday, qui chante "Chocolate Rain". Répétitive, hypnotique, cette vidéo où un Américain de 25 ans chante d'une voix de baryton a été vue près de seize millions de fois. Pour comprendre le message de Tay Zonday, remplacez "pluie de chocolat" par "racisme".
"Pluie de chocolat, les livres d'école disent
qu'elle ne reviendra pas,
pluie de chocolat, les prisons font
se demander où elle est partie", dit la chanson.
Vidéo la plus créative
C'est Guillaume Reymond, un Suisse, qui remporte ce prix avec son Tetris humain. Spécialiste des performances filmées où il reproduit de vieux jeux vidéo grâce à des "pixels humains" installés dans des salles de cinéma, il acquiert avec cette vidéo, vue plus de quatre millions de fois, une forme de reconnaissance.
Meilleure vidéo politique
Vidéo engagée postée par un collectif citoyen, Avaaz.org, Stoppons le choc des civilisations remet en cause les préjugés respectifs qui empoisonnent parfois les relations entre le monde musulman et le monde occidental. "Sommes-nous vraiment si différents ?", s'interroge le clip.
Vidéo la plus "adorable"
Une
minute et vingt-deux secondes de bonne humeur absolue, contagieuse à
souhait. Près de onze millions d'internautes sont allés
rire avec Ethan.
Meilleure comédie
Le Mystérieux tic-tac, issu de la série "Potter Puppet Pals", a été vu par 37 millions d'internautes. Cet épisode des "copines marionnettes de Harry Potter" est à la fois drôle et envoûtant, basé sur le procédé musical de l'ostinato, répétition obstinée de la même rythmique.
Vidéo la plus inspirée
Depuis 1972, Bob Phillips promène sa caméra dans tout le Texas, à la recherche d'histoires touchantes ou insolites. "Le reporter de la campagne texane" rencontre ici John Bramblitt, un peintre aveugle, et livre un document riche à la réalisation soignée.
Vidéo la plus instructive
Dan Brown livre un cours de travaux pratiques pour "venir à bout" du Rubik's Cube. La méthode semble imparable, il suffit de suivre les instructions. Plus de trois millions et demi d'internautes ont déjà appris à tricher pour résoudre le casse-tête hongrois.
Meilleure vidéo de témoignage visuel
Le meilleur témoignage vidéo a été filmé dans le parc national Kruger, la plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud. En huit minutes, c'est la bataille de la nature qui se joue. Ou comment un troupeau de buffles unit ses forces pour sauver un de ses petits, pris au piège par des lions.
Les YouTube Awards ont aussi récompensé des vidéos dans les catégories meilleur commentaire, meilleure série, meilleur court-métrage et meilleure vidéo de sport.
21 mars 2008
retour sur un enchaînement...
Subprimes, marchés, inflation : retour sur un enchaînement.
A l'été 2007, lorsque deux fonds spéculatifs de la banque américaine Bear Stearns menacent de faire faillite, personne à Wall Street ne se doute que sept mois plus tard, la finance mondiale sera plongée dans l'une des plus graves crises de son histoire. Une crise dont Alan Greenspan, l'ancien gouverneur de la Réserve fédérale américaine (Fed), dit aujourd'hui qu'elle "sera la plus grave depuis la fin de la seconde guerre mondiale". Comment en est-on arrivé là ?
L'étincelle des subprimes. Les fonds spéculatifs de Bear Stearns ont plongé à cause de crédits "subprimes", des produits dérivés de prêts immobiliers à risque dans lesquels ils avaient massivement investi. Des millions de ménages américains modestes ont souscrit ces emprunts à taux variables, gagés sur la valeur des biens immobiliers pour un montant total de 1 200 milliards de dollars. Ces prêts ont été accordés par des sociétés de crédit hypothécaire avides de profits, peu regardantes sur la solvabilité des ménages. Lorsque les prix de l'immobilier se sont effondrés et que les taux d'intérêt ont grimpé, ces ménages ont été étranglés par les dettes. Entre-temps, les crédits subprimes ont été transformés (titrisés) en produits financiers complexes rachetés par les banques du monde entier. Le risque, que l'on croyait disparu, s'est ainsi retrouvé disséminé un peu partout. Après les fonds de Bear Stearns, les grands noms de la finance internationale, comme Merrill Lynch ou Morgan Stanley, sont ainsi touchés.
L'embrasement des banques. La crainte des subprimes se transforme en psychose. Les banques se soupçonnent les unes les autres de camoufler des subprimes. Les investisseurs redoutent qu'un établissement majeur ne soit gravement touché. Le nom de Citigroup, première banque des Etats-Unis, circule.
Ces soupçons seront confirmés, et même au-delà : Citigroup annoncera au total 21 milliards de dollars de dépréciation d'actifs. D'autres banques aussi prestigieuses seront aussi touchées. La facture des subprimes s'élève à ce jour à 150 milliards de dollars. Jusqu'où ira-t-on ? Le 14 mars, Bear Stearns est menacée de faillite. La Réserve fédérale décide d'intervenir, en facilitant son rachat par l'un de ses concurrents, JP Morgan, pour seulement 236 millions de dollars.
La panique des marchés. Depuis l'apparition des subprimes, les investisseurs sont de plus en plus nerveux. Sur les marchés interbancaires, les banques refusent de se prêter de l'argent. Certaines, comme la britannique Northern Rock en septembre, se retrouvent asphyxiées. Cette défiance se reflète sur les marchés d'actions, où les investisseurs redoutent la contagion aux banques européennes et asiatiques. Ils cèdent à la panique le 21 janvier, à l'annonce de nouvelles dépréciations. Les principales places boursières d'Europe et d'Asie plongent. La Bourse de New York, fermée, échappe au pire. Et le krach est évité grâce à l'action des autorités monétaires, de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE) principalement. Elles injectent massivement les liquidités qui font défaut aux banques. La Fed, en complément, réduit drastiquement ses taux directeurs de 0,75 point. Elle ira plus loin pour relancer l'économie américaine et rassurer les marchés. Au total, les taux américains passeront de 5,25 % avant l'été 2007 à 2,25 % fin mars 2008.
Cependant, l'action de la Réserve fédérale américaine contribue à faire plonger le dollar sans juguler tout à fait la défiance envers les banques. Et si le marché d'actions surnage, les investisseurs lui préfèrent les matières premières (pétrole, or, blé...) considérées comme des valeurs refuges. Leurs prix flambent.
La crise dépasse alors clairement le cadre financier, l'envolée de ces prix affecte directement les industriels et les consommateurs tout en stimulant l'inflation. La hausse des prix, que l'on croyait disparue de nos économies, fait ainsi un retour inattendu, dépassant 3 % de part et d'autre de l'Atlantique. Les revendications salariales pointent, notamment en Allemagne. La spirale inflationniste se met en place.
La contagion à l'économie "réelle". Si la sphère financière est l'épicentre de cette crise, elle est aussi le poumon de l'économie. Les banques, affectées par les pertes des subprimes, resserrent les vannes du crédit pour les ménages et les entreprises. Aux Etats-Unis où la population vit à crédit (le taux d'épargne y est négatif), le phénomène est dramatique. "Les Etats-Unis sont déjà en récession", estime ainsi l'homme d'affaires milliardaire Warren Buffett. En Europe, les déboires de l'économie américaine, l'un des principaux débouchés pour les exportations, grippent une croissance déjà molle sans faire taire l'inflation. La stagflation, cauchemar des économistes et des banques centrales, menace.
Les pays émergents bousculés. Dans un premier temps, les pays émergents ont résisté. Les économistes évoquaient alors la théorie du "découplage", soit l'indépendance de ces économies par rapport à celle des Etats-Unis. Mais depuis début 2008, la crise est si grave qu'elle chahute aussi ces marchés, même si leur croissance en 2008 restera nettement supérieure à celle des pays occidentaux.
Comment sortir de la crise ? La solution pourrait être radicale, bouleversant même le modèle capitaliste américain. "Si la crise dure et s'approfondit, les solutions passeront forcément par l'Etat, qu'il s'agisse de créer un fonds de défaisance ou de procéder à des nationalisations provisoires de banques en difficulté", estime Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel Leven.
19 mars 2008
M6 REPLAY : une bonne nouvelle !
C'est devenu un
must
pour les chaînes de télévision. Offrir aux
téléspectateurs la possibilité de revoir sur Internet une émission déjà
diffusée sur les ondes. Canal+ et Arte s'y sont mis, France Télévision
est dans le starting block, avec un service développé avec Orange, et
TF1 planche sur son propre projet.
M6 est la dernière chaîne en date à
se lancer sur ce créneau avec
M6 Replay.
Ouvert depuis le 19 mars, le site permet aux
internautes de revoir gratuitement les séries, les fictions, les
magazines... de la chaîne, une semaine après leur diffusion à la
télévision. Les programmes seront mis en ligne une heure seulement
après leur passage à l'antenne.
Petit bémol, le service est accessible sur PC uniquement. Mais M6 Web travaille avec les FAI pour le proposer sur la télévision en complément des bouquets TV ADSL. Comment M6 Replay est-il financé ? Pourquoi le service est-il un axe de développement important pour la chaîne ? Réponses avec Valéry Gerfaud, directeur général de M6 Web, interviewé sur la radio BFM (1), vendredi 14 mars dans l'émission Good Morning Business.
http://www.01net.com
le lien M6 REPLAY : http://www.m6replay.fr/
L'avis de SERGE après utilisation : c'est compatible principalement avec Internet Explorer, très satisfais de l'image. Cela peut saccader de temps en temps mais le principe est utile, plus besoin de penser à enregistrer, j'attends le même type de service sur les autres chaines ! Bravo M6, qui monte, qui monte...
16 mars 2008
Les Ch'tis, stars du box office !

Dany Boon et Kad Merad dans «Bienvenue chez les Ch'tis».
Crédits photo : AFP
Après deux semaines d'exploitation, «Bienvenue chez les Ch'tis» totalise près de 9 millions de spectateurs. Un record absolu de fréquentation en France.
Les Ch'tis du Nord ne font pas seulement rire, ils font aussi recette. «Bienvenue chez les Ch'tis», la comédie de Dany Boon remporte un succès sans précédent après une première semaine d'exploitation : avec un peu moins de 4,5 millions de spectateurs du 27 février au 4 mars, ce film sur les tribulations d'un postier de Salon-de-Provence échoué dans les pluvieuses contrées dont Dany Boon est originaire, bat tous les records de fréquentation. Il frôle même aujourd'hui les 9 millions d'entrées.
Comme le souligne Henri Demoulin, directeur de la distribution Nord chez Pathé, il s'agit «d'un record de tous les temps», d'autant plus notable qu'il est pour la première fois remporté par un film qui n'est pas une suite.
Le précédent record était détenu par «Les Bronzés 3», qui avait alors réalisé selon l'organisme professionnel CBO Box Office, près de 4 millions de spectateurs sur la seule première semaine, dépassant «Astérix et Obélix: mission Cléopâtre», 2ème opus de la série sorti en 2002, n'ayant attiré «que» 3 700 000 spectateurs.
http://www.lefigaro.fr
14 mars 2008
NOTEZ votre medecin
l'idee est de bien s'orienter lorsque l'on cherche un service dans sa ville, le bouche à oreille a ses limites !
Après les profs, le Net veut noter les médecins et les plombiers
Par Caroline Vigoureux (Etudiante en journalisme) 16H55 14/03/2008
Après, les profs, c'est au tour des médecins, des avocats ou encore des plombiers d’être soumis au jugement des internautes. Même si la justice a forcé le site Note2be -qui permettait aux élèves de juger leurs professeurs- à retirer toutes ses données nominatives, les sites de notation se multiplient sur le Net.
Le cas de Note2be avait pourtant de quoi calmer les amateurs de la notation sur le web. Moins d’un mois après son existence, le site avait déjà reçu une centaine de plaintes. La Cnil a finalement estimé que le site était "illégitime au regard de la loi Informatique et libertés". Ce qui l'a contraint à restreindre la notation au seuls établissements scolaires.
Une sanction qui n’a pas empêché de voir fleurir quelques semaines plus tard la page de lancement du site Note2bib,
qui doit s'ouvrir ce samedi. Profitant du buzz généré par Note2be, le
site propose cette fois d’évaluer les médecins. La différence? Les
personnes ne sont pas notées, mais évaluées selon des critères
(confiance, respect, pudeur, hygiène…) et le site est entièrement
modéré. Des modalités que défend Jean Claude Fargialla, le fondateur:
"Les internautes font part de leur ressenti selon certains critères, et laissent des commentaires, qui sont modérés. Nous ne voulons pas tomber dans la caricature du bon ou mauvais médecin, avec un système de notes. Notre but est simplement de vulgariser le bouche à oreille."
Même si le fondateur de Note2bib estime respecter la loi Informatique et libertés, ce dernier a reçu une lettre du fondateur de Note2be, Stéphane Colas, l’accusant de plagiat:
"Note2bib surfe sur la vague médiatique de notre site, pour créer une confusion. Je reconnais que le jeu de mot est bien trouvé, mais cela s’apparente à du parasitisme et de la contrefaçon. Imaginez que vous appeliez une boisson Borangina!"
Si Jean Claude Fargialla reconnaît s’être inspiré du nom, il considère que son site n’est pas comparable à Note2be, puisque "Note2bib rend un service aux gens, celui de les orienter vers le médecin qui leur correspond".
Payer pour supprimer son nom du site
Plus cocasse encore, le lancement vendredi du site Demedica,
qui a déjà accueilli plus de dix milles visiteurs. Cette fois, les
professionnels du corps médical se verront attribués une note précise
et des commentaires. Au départ, le site avait prévu de demander 100
euros à tout professionnel souhaitant voir son nom supprimé du site...
Finalement, le tarif est passé à 20 euros pour ceux qui exercent leur demande par courrier recommandé, et gratuit si la demande se fait par mail ou par fax. Une formalité que Jean Claude Fargialla -concurrent direct avec son site Note2bib- considère comme du racket. Mais David Vindaloo, porte-parole du site, estime simplement relayer un "super bouche-à-oreille", et assure que personne n'a dû payer les 100 euros.
"Le but est de réaliser un annuaire collaboratif permettant aux internautes de donner leur avis, et de calculer des notes moyennes, sur la base de la vie des autres. L'idée de faire payer 100 euros aux professionnels qui voulaient voir leur nom retiré du site a vité été abandonnée. Même si c'est inscrit sur dans la procédure de notification, nous n'avons jamais demandé les 100 euros requis aux personnes concernées."
"La santé n’est pas un spectacle"
Après les plaintes des syndicats enseignants contre Note2be, ce sont maintenant ceux de la médecine qui expriment leur indignation et envisagent même de poursuivre en justice le futur site de notation. Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) s’indigne face à ce mode d’évaluation:
"La santé, c’est tout sauf un spectacle. Choisir un médecin est une affaire sérieuse. Les critères du site sont totalement subjectifs et déplacés. Ce bouche-à-oreille généralisé peut devenir très dangereux, encore plus pour les patients que pour les médecins. Des instances indépendantes sont là pour nous évaluer. Si le site persiste, nous n’en resterons pas là."
Un argument repris par le Conseil national de l’ordre des médecins, dans un communiqué:
"L’évaluation des pratiques professionnelles a été mise en place à l’initiative de la profession avec l’implication déterminante de l’Ordre sous l’autorité technique de la HAS.
"Dès lors le Cnom s’interroge quant à la validité et la pertinence de la notation qui serait annoncée faute de fondement sur des données sérieuses et une méthodologie rigoureuse."
Contourner le droit français
Le
cas du site Demedica paraît similaire à celui de Note2be, sauf que la
société fondatrice est hébergée à l’île Maurice, et échappe donc au
droit français. Un détour à la loi Informatique et libertés que les
fondateurs comptent bien exploiter, puisqu’il prévoit le lancement dans
les semaines à venir, de deux nouveaux sites, DeJuridica et DeDomestica,
qui permettent respectivement la notation des professions juridiques et
administratives (avocat, comptable, expert-comptable...), et des
métiers de la maison et du bâtiment (plombier, électricien...).
Une alternative qui n’a pas échappé à Note2be, après la censure du site. Une nouvelle version doit être lancée dans les jours à venir. Le fondateur Stéphane Colas assure ne pas vouloir en rester là "Les noms seront inscrit d’une autre manière… Avec le buzz, commercialement, Note2be ne peut pas mourir. Surtout lorsque l’on voit que les sites étrangers échappent aux lois françaises, à l’exemple du site allemand Spickmich. L’application de la loi française va obliger les sites à s’expatrier. C’est un choix sociétal qui dépasse les frontières d’Internet".
11 mars 2008
Près d'un Français sur deux se plaint de ne pas assez dormir.
Près d'un jeune adulte sur deux (45%) estime ne pas dormir assez, selon une enquête sur le sommeil des Français réalisée pour l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et publiée lundi, à quelques jours de la Journée nationale du sommeil, le 19 mars.
Un adulte a besoin de six à dix heures de sommeil par nuit, rappelle l'Inpes.
Sur la base des déclarations de la population des 25-45 ans interrogée par l'institut BVA, 12% des jeunes actifs seraient insomniaques (qualité de sommeil insuffisante), 17% accumuleraient chaque nuit une dette importante de sommeil (quantité insuffisante), et 71% auraient un sommeil suffisant.
45% des personnes interrogées estiment pourtant dormir moins que ce dont elles ont besoin (36% des personnes ayant un sommeil suffisant, 64% de celles en dette de sommeil et 72% des insomniaques).
De plus, un quart des personnes interrogées ne se sentent pas reposées lorsqu'elles se réveillent le matin (58% chez les insomniaques, 35% chez les personnes en dette de sommeil et 17% chez les personnes dormant suffisamment).
Le travail est cité comme la première cause de manque de sommeil (53%), suivi des difficultés psychologiques (40%) et, dans une moindre mesure, des enfants (27%), des loisirs (21%) et du temps de transport (17%).
Les personnes souffrant d'insomnie dorment environ 40 minutes de moins que la moyenne des personnes qui ont un sommeil suffisant (6h41 au lieu de 7h21), celles en dette de sommeil ne dormant que 5h48. La sieste est une pratique relativement courante, notamment chez les personnes en dette de sommeil (35%).
13% des Français prennent des produits pour les aider à dormir, en majorité des psychotropes (54%), loin devant les tisanes (18%) ou l'homéopathie (17%).
(Etude réalisée par téléphone du 13 au 22 décembre 2007 auprès d'un échantillon de 1.004 personnes âgées de 25 à 45 ans).